J'écoute sur l'onde passer le temps
et le temps passe sans bruit sans heurts
Il coule et glisse et frôle à peine
ma peau mon âme et la carène
du bateau. Et me reviennent les tic-tacs
bruyants usants des temps des villes
martelant un rythme d'autre ressac
aux cerveaux solides d'isolés dociles.
Mon tic-tac se dissoud dans le fleuve brun
tic devient ce que mes yeux perçoivent
tac devient ce que mon coeur entend
Et le temps de vie pénètre dans mes veines
en doux balancier qui alterne sans sons
les beautés du monde avec ton prénom